26.2.11

Cascade du Plan Bronzin. Orelle.

Cascade du Plan Bronzin. 400m, 4.
Orelle, Maurienne.

L'hiver avance rapidement, et les temperatures montent aussi vite que le prix de l'essence... On ne trouve plus les vitres de la voiture glacés quand je sors de chez moi le matin. On ne peut pas dire encore que le printemps est arrivé, mais l'hiver s'a adouci.
Pourtant, on part faire une cascade!!! Ce n'est pas que on est de suicides, mais il faut profiter que les conditions sont encore bonnes, car dans quelques semaines ça s'aura passé. La proposition vient de Fred: une cascade en Maurienne, à Orelle, où je suis pas encore allé.

L'approche ça se fait doucement par un chemin qui traverse une fôret sans neige, elle a déjà fondu... et ensuite on quite le chemin pour avancer directement sur les parties les plus basses de la cascade, qui nous attend un peu plus haut.

Le premier longueur est là. L'eau coule déjà sous la glace, mais ça n'a pas l'air de rendre la cascade trop dangereuse. Les longueurs suivants, ils seront un peu mieux.
Le premier longueur c'est moi qui le grimpe en tête, pour ensuite aller trouver un relais dans la roche, en coté gauche.


Fred continue avec le deuxième longueur, avec une glace un peu plus rassurante.


Et enfin le troisième longueur, un passage facile sans trop de complications.

Un rampe nous separe du quatrième longueur. Maintenant il faut garder la plupart de la corde pour pouvoir marcher plus à l'aise, passer cet premier ressaut, et se situer sous la cascade tout au fond...

Quatrième longueur.

Fred s'occupe du cinquième longueur, un passage un peu plus raide, le seul dans toute la voie avec une difficluté 4. Peu aprés la cascade se finise, et on commence à marcher vers la droite pour pouvoir trouver le chemin de descente. Il y a une jolie vue...

Et le dernier passage delicat, on le trouve un peu avant d'arriver au voiture: un longueur de glace dure, coté de 0, mais sans crampons la chose se complique un peu...

13.2.11

Le festin de Babette, Bauges.

Le festine de Babette, Mont Peney. Bauges.
250m, 6a. Équipement: trop equipée!!!
Materiel: 12 dégains, 2 sangles.

Ce weekend je l'avais pris, normallement, pour me reposer, aprés tous ces weekends froids de cascade et couloirs, et aprés l'accumulation d'ampoules dans mes pieds (oui, faire la cascade et grimper un couloir avec des chaussures de ski de montagne qui ne se sont pas encore adapté à mes pieds, ça fait des ampoules!).
Mais un email vendredi qui m'offrait d'aller grimper... avec cette méteo qui annonçait du beau temps, du soleil et de la chaleur... je n'ai pas pu me résister. Allez, on ira grimper Dimanche avec Chloé!!!
On m'avait déjà parlé de cet secteur, la face S du mont Peney, avec plusiers voies de plusiers longueurs, même il y a un secteur d'escalade artificiel. On à choisi peut-être la voie la plus facile du secteur, un 6a!!!

L'approche est assez joli et facile: une piste de jeep, et ensuite 15 minutes de sentier en descente, pour arriver à la base de la falaise. Alors on doit suivre à coté de la base jusqu'au arriver à nôtre voie.

Le premier pas de la voie commence bien raide et bien difficile. "Si ça c'est un 5c... qu'est-ce qu'on fera au longueur de 6a??" je me dise. C'est pas par hasard que dans les premiers 4 metres de voie il y a ¡5 assurances!
Finallement, quand on a superé les premiers metres, la reste du longueur se laisse faire assez bien...
Il y a une deuxième cordée qui vient de commencer la voie.

La 2ème longueur est un court passage dans une vire herbeuse qui ne pose pas des problemes.
La 3ème longueur est un 5b, plus impressionant que dificile. Il y a un pas à droite un peu long, pas evident... Mais finalement ça se passe bien!

La 4ème longueur est une autre chose!!! Un 6a bien long, un dièdre magnifique mais dur. En plus on trouve un passage dont la prise clé est un petit bloc qui ne tardera à bouger (je le tape -clac! -clac! et ça me done l'air d'être en train de tomber)... je peux finalement me debrouiller pour faire le passage sans m'assir dans ce bloc douteux, et continuer avec la lutte de ce 6a.
Le relais, par contre, est le plus confortable que j'ai trouvé en plusiers ans. J'ai même envie d'y retourner avec mon duvet pour faire un bivouac!!!

Surtout avec cette jolie vue, le soleil qui nous chauffe le visage...

La 5ème longueur est une marche a pied dans une vire, qui ne posa pas de problèmes.
Le début de la 6ème longueur est un "5c+" court mais trés tecnique. Peu aprés on continue dans un 5, et peu aprés dans un 4, et peu aprés dans un 3, etc, jusqu'au arriver au relais, situé aussi dans une vire longue. La deuxième cordée nous atrappe et nous demande d'aimablement nous laisser passer, et nous, aimablement, nous nous laissons passer.


7ème longueur: la vire longue (quelques 55m) jusqu'au pied du 2ème tronçon de la voie.

On voit la vire au fond.
Ici on à arrivé au 7ème relais, où on attend aimablement la cordée qui nous à dépassé. Dans quelques instants, quand ils auront quité le relais, on pourra continuer avec la 8ème longueur, normalement un court passage de 4. Moi, je continue un peu plus jusqu'au un relais intermédiaire du 8ème longueur, là où je m'arrête.

Chloé, qui n'a pas grimpé depuis l'eté, et qui est plus habituée aux couennes et à la salle, commence à être déjà un peu fatiguée.
Allez!!! Un peu plus et on aura fini la voie!!

Voici l'arrivée du 9ème longueur, une dalle lise. Heureusement le karst nous à creusé, aimablement, un réseau de petits trous, et l'escalade consiste en aller d'un trou à l'autre, jusqu'au relais, une autre relais trop confortable.
Ici on s'arrête 5 minutes pour manger quelques biscuits, afin de récuperer la force, mais on est tellement bien que on risque d'avoir la flemme de continuer. Par chance, le soleil ne nous chauffe déjà si bien que pendant la reste de la voie, et ça nous donne un motif extra pour continuer à grimper. De toutes façons, il ne nous reste que la derniére longueur, la 10ème.

Autour de nous, et pendant que nous grimpons, quelques planeurs nous visitent une fois et une autre. Ah! Si tellement nous pouvions gagner l'altitude comme eux, qui utilisent les courants térmiques pour rémonter en silence commodément assís... Bah, de toutes façons c'est clair que nôtre sport est beaucoup plus plaisant!!

Et enfin, la dernière longueur, la seule qui nous offre un peu (un tout pétit peu!) de térrain d'aventure!! On trouve deux trous equipés de cordelettes. Mais le couleur de ces deux cordelettes est un peu... comment dire?? -Decoloré, voilà!! Moi, qui je'n avais déjà trop envie, je profite pour placer quelques sangles.
J'aimerai voir aussi les yeux terrifiés de tous ceux grimpeurs qui ont besoin de tellement d'expansions: ici, dans une morceau de dalle lise de quelques 10m, sans spits, et avec seulement deux tristes sangles pourries où placer ses dégaines...

Et finalement la sortie de la voie!

On profite les derniers rayons de soleil (16h30) pour manger notre sandwich et admirer une autre fois la jolie vue qui nous offre le paysage (au fond, la Belledonne).

Nous nous disons aussi que ça vaudra la peine de repetir l'experience, peut-être dans une voie d'escalade qui soit plus "terrain d'aventure". Au moins, qui n'aie pas tellement de spits pour que on puisse se sentir avec un peu plus de liberté!!!
Oui, on repetira!!!

Et voici une photo du chemin de retour à la voiture: un petit et agréable chemin tapissé de feuilles d'automme, avec quelques petites taches de neige ici et là.

6.2.11

Couloir Grasse matinée. Belledonne.

Pic des Grands Lanches: Couloir Grasse matinée.
500m, D+ (III/3+, M4+). Materiel: friends jusqu'au Camalot 2, pitons, sangles.
Vallée de Gleyzin, Belledonne.

Sortie le weekend à l'Oule.
Samedi on a fait un peu de cascade (Les Givrés, 3+, et Creme renversé, 5 -en moulinette-).

Voici une jolie vue du paysage depuis les cascades, l'aprés-midi. On voit la Chartreuse et les Bauges. On ne voit pas Chambéry (sous le brouillard).

Et dimanche, tôt le matin, on descend en skis jusqu'au la base du Couloir W du Col de Pertuis.
L'approche, on est la 3ème cordée. Un peu long, cet approche!!!

L'entrée au couloir Grasse Matinée, 3 longueurs qui peuvent se faire à corde tendue. Attention aux projectiles qui tombent, résultat des maneuvres des 2 cordées précedantes!

Voici la 2ème cordée qui progresse, quand nous arrivons au premier bloc coincée. C'est le départ de la 4ème longueur, avec un court-mais-compliqué passage en mixte pour ensuite continuer par une pente de neige.


La 5ème longueur, de difficulté soutenue en roche, on peut profiter de quelques morceaux de glace pour nous aider avec les piolets, mais il ne reste grand chose aprés le passage de tellement de gens. Par contre, la protection en rocher (pitons et friends) ça se fait trés bien.

Au départ du 6ème longueur (relais à gauche, un piton sur place) un bloc nous fait décider si passer à sa gauche ou à sa droite. Tout le monde à passé à droite. Benji préfere à gauche!

La reste du longueur est une pente de neige, jusqu'au relais avant la longueur finale.

Et voici les derniéres dificultés du couloir, un passage en mixte avec un peu de glace. Trés bien protegeable avec de friends (il y a une fisure trop parfaite, c'est difficile à se resister!)
Et enfin, la sortie du couloir, un fois passé le mixte.
Jolie vue au fond.

On dirait que c'est une image de nous deux collé sur un fond de paysage, mais ce n'est pas comme ça: c'est une photo bien réelle!

Benji prend la continuation de l'arête, on doit faire 200m pour s'arriver au sommet, et ensuite descendre par le couloir W du Col de Pertuis.

Mais ça ce n'est pas du tout 200m!! On a fait déjà pas mal d'arête herbeuse et il nous reste encore beaucoup jusqu'au sommet!!

Moi, qui j'aime pas les arêtes (les seules "arêtes" que j'aime bien ce sont les "Aresta Brucs" au massif de Montserrat), je n'ai marre! Benji alors veut continuer jusqu'au sommet pour descendre coté W.
Je décide alors de quitter mon copain et d'inicier tout seul la descente par le Couloir SW, avec un joli soleil qui à déjà transformé la neige: pas de danger alors de trouver de passages glacés.
Je sais que on ne doit pas aller tout seul en montagne, mais au moins chacun de nous deux sait bien pour où il descend l'autre, au cas ou quelque chose nous arrive.

Voici la vue du couloir SW. La prochaine fois je prendrai mes skis avec moi. Jolie descente!!
(Photo prise samedi matin. Dimanche l'aprés-midi le soleil chauffait tout le couloir, il n'y avait pas de zones ombrés).

Et la vue des cascades de l'Oule depuis le cone de dejection du couloir SW.

Enfin, la vue du refuge depuis le cone de dejection. Je n'ai même pas eut besoin de passer par le refuge, j'ai suivi les traces des skis par le coté rive droite, jusqu'au arriver à la base du couloir W du Col de Pertuis.
Et d'ici, une jolie descente en skis jusqu'au parking!

2.2.11

Petit Badon, Face N de l'antecime (2.297m). Belledonne.

Antecime du Petit Badon (2.297m). Belledonne.
Face N. 500m, 3. IV, 55º.

Mercredi! Congé! On peut aller faire l'alpinisme!!!
On s'a dit de ne pas aller aux Ecrins, question de changer un peu d'aires... Le choix alors est un couloir en Belledonne. Aprés d'avoir hesité un peu, on a finallement choisi la face N de l'antecime du Petit Badon, juste en face du refuge de la Combe Madame. Le bout est le couloir "La route du Rhum".

L'approche est de 2 heures depuis le parking. Il fait assez froid (-10ºC au depart), tant mieux!

En arrivant au refuge, où on va se reposer 5 minutes pour ensuite continuer vers le couloir.

La route que on a choisi est dessinée en orange, mais finallement on a fait une "petite" variante, ici en rouge. La descente est dessinée en vert.

Enfin, des fois ça arrive... Un beau trou qui s'ouvre au milieu de la neige quand on marche au dessus. Autant on ne tombe pas sur un trou trop profond...

Voici le premier longueur, un passage de neige assez exposé, suivi d'un passage en rocher pas trop difficile (IV). On se protege avec 2 pitons.

Fred qui arrive au relais.

Et ici le relais improvisé, car la corde était trop tendue pour continuer avec le passage en mixte.
On profite la fracture pour placer 3 pitons et 1 coinceur.

Fred qui s'engage dans le 2ème longueur, ici dans le passage clé, avec une glace trop insuffisante. Un peu plus à droite il peut profiter la neige dure pour continuer, et ensuite quelques 15m de glace pas trop raides, qu'il protege avec 2 broches courts.

Le 3ème longueur est une longue (70m) pente de neige a quelques 55º, sans pouvoir se proteger. On avance 10m à corde tendu avant pouvoir faire un relais avec 2 pitons et 1 coinceur.


Voici le debut du passage mixte de "La route du Rhum". On est un peu en retard (14h20), et il n'y a pas assez de glace pour la faire confortablement. On decide alors d'attaquer plus à gauche en suivant une pente de neige, en faisant un long longueur de quelques 100m, la moitié à corde tendue.

Le relais du 4ème longueur.

D'ici, il faut grimper un petit passage de roche qui nous permet d'acceder à une pente de neige en direction droite, qui méne à l'arête. Vue que le temps est un peu just, je laisse Fred avancer en tête, en profittant de me reposer au relais.

La pente est beaucoup plus raide de ce que on aurait dit depuis la base de la falaise, encore quelques 55º que on doit traverser lateralement. Le problème est que quand j'essaie de faire des petites marches où appuyer mes pieds, la neige est déjà inestable à cause du passage de Fred, et à chaque pas il y a le risque de glisser.

La vue sur l'autre côté de la vallée du Breda est trop belle. Plus au fond, la Chartreuse.


Enfin, l'arrivée à l'arête.

D'ici il nous reste quelques 150m jusqu'au l'antecime, d'où il y a le couloir de la descente. La progression est delicade, en alternant les blocs de neige et la roche.

Mais la vue des couleurs qui prend la neige des montagnes, à l'heure du coucher du soleil, est superbe!!!

Voici l'antecime, just l'instant que les derniers éclairs allument notre chemin.

Mais on à arrivée au couloir de descente!!! 3 rapels nous attendent. Il n'y a pas d'installation, on doit alors abandoner une cordelette et 2 pitons.
Et peu aprés on est déjà dans la partie moins raide du couloir de descente (ah! si tellement j'aurai mes skis avec moi!!), tout ce qui nous reste jusqu'au la voiture est long mais facile.
On arrive à la voiture à 21h30, et à Chambéry à 22h45...