30.10.10

Mont Blanc (4.808m), route du Goûter.

Pour les vacances de Toussaints on a choisi une activité bien performante: gravir le Mont Blanc sans aides mécaniques et sans profiter des refuges gardés. Si on y ajoute les conditions climatyques typiques de fin Octobre, avec du froid et de la neige, ça sera une belle course!!

Mais le priemier doute serieux nous arrive quand nous lisons les guides d'ascension: should we climb the Mont Blanc in english? ou peut-être c'est mieux de le gravir en français? La diference n'est pas trop grande: 2 metres d'altitude. Alors...
-Mont Blanc (in english) 4.810m? ou Mont Blanc (en français) 4.808m?

Finallement, et pour une question de langue, on se décide pour gravir le Mont Blanc en français. Ça sera deux metres plus facile d'ailleurs...

Jour 1. Bionassay (1.440m) - Refuge de Tête Rousse (3.167m). +1.727m.

Le point de départ de mercredi est le petit village de Bionnassay, dejà enneigé a cause de la méteo de ces derniers jours. La prevision est du soleil pendant 3 jours, et instable a partir de samedi.

C'est dificile poser le materiel et le manger pour 4-5 journées dans nos sacs, qui deviennent lourds. C'est midi: l'objectif est d'arriver au refuge de la Tête Rousse, loin mais confortable. Dans le cas que ce soit trop pour une demi journée, on peut tojours dormir dans la baraque Forestière des Rognes, un peut plus bas mais pas du tout equipée.

La vue du goûter depuis le parking.

Le Traimway du Mont Blanc est fermé, mais on utilisera ses voies pour arriver jusqu'au Nid d'Aigle.


Vue de Chamonix depuis l'arrêt du Col du Mont Lachat.

Un jeune alpiniste qui se promène pres du chemin...

Le Nid d'Aigle.


Au refuge de Nid d'Aigle on a trouvé un pére canadien avec son fils russe (?) qui descendent vers les Houches sans avoir pu gravir le sommet a cause du fort vent. On éspére avoir plus de chance que eux...

On passe a coté de la Baraque Forestière, et comment on est encore bien on decide de continuer jusq'au refuge de Tête Rousse.

La vue de l'Aiguille du Midi et les Drus.

On arrivera de nuit au refuge, mais pas trop tard.

A 21h00 le refuge de Tête Rousse nous est apparu com un phantome, ou comme les restes de quelque bateau enfoncé au fond de la mer, une vision vraiment impactante pour ceux qui ne sommes pas habitués a voir telles structures métalliques en haute montagne.


Jour 2. Refuge de Tête Rousse (3.167m) - Refuge du Goûter (3.817m). +650m.

Le matin se presente bien, avec une jolie vue et sans nuages.

On sortirá encordés du refuge, car le chemin passe pour le glacier de Tête Rousse.


Le glacier de Tête Rousse au fond. Les travaux de vidage de la poche d'eau glaciaire sont finis, il ne reste que la structure de télécomunications et quelques bâtons pour signaler le danger.

On croisse le Grand Couloir sans trop de danger, car le matin il fait assez froid (face W) pour mantenir les pierres bien collés: pas de chutes.



Enfin le soleil nous chauffe un peut, mais il fait encore froid.


La dernière partie du chemin est assez técnique, il faut utiliser aussi les bras. Une ligne de vie est installé a la fin de faire les choses plus faciles.


Nous arrivons enfin au refuge prés de 13h00. Il est pleinment occupé par un groupe de 12 russes qui ne sont pas là, on éspére qu'ils nous laisserant un petit coin pour dormir.


On profite pour faire une petite excursion aux environs du refuge. Le sommet de l'Aiguille du Gouter est a 10 minutes, et depuis la on peut observer toute la vallée de Chamonix, la Dôme du Goûter, le glacier du Taconnaz...


Nous avons de la chance car il fait vraiment un beau jour: on peut même s'installer dehors le refuge pour faire un bain de soleil, il ne fait pas du tout de vent.


Le coucher du soleil illumine la paroi du refuge, aussi metallique et "spatial" que le refuge de Tête Rousse.

Jour 3. Refuge du Goûter (3.817m) - Dôme du Goûter (4.304m) - Sommet du Mont Blanc (4.808m) - Refuge du Goûter. +1041m, -1041m.


4h00 du matin. On est partis!!

Vers 6h00 on passe par la Dôme du Goûter. En suite on descent vers le col du Dôme et on monte vers l'Abri Vaillot. Un "petit" problème vient d'apparaître: les crampons de Sandrine, dejà pas trop performants, n'ont pas envie de continuer, alors que on est en plein milieu d'une paroi de glace pure. Je dois improviser un relais avec 2 broches a glace, et essayer d'arriver a l'abri en deployant toute la corde. Justement ça se passe presque a 8h00, quand l'aube arrive: le moment le plus froid du jour.

On se'n sort pas mal, un petit effort de plus pour sortir de la paroi de glace et arriver a l'abri.

La sortie du soleil projette l'ombre du Mont Blanc sur les nuages de l'horizon.

L'abri Vaillot (4.362m) est une autre navette spatial qui nous accueillera pour un arrêt técnique d'une heure: on essayera de regler les crampons de Sandrine.

On a l'honneur de pouvoir faire un pipi dans le toilette les plus haute de toute l'Europe: mais n'espérez pas de luxe, car a cette altitude il n'y a pas de service de nettoyage (traduction: il pue).

Les crampons sont reglés, vers 9h30 on reprend la route vers le sommet.


Le chemin prend alors l'arête des Bosses, qui separe le versant français de l'italien. Il faut faire attention car il y a des grands crevasses.

Juliette nous dit que elle se sent fraiche comme une rose. Par contre Sandrine et moi on est dejà un peut touchés. Elle est fatigué et a un peu de mal de tête a cause de l'altitude. Moi, il me semble que il me restent peu de forces: chaque pas est plus difficile.

Le vent ici souffle trés fort et risque de nous desestabiliser, ce qui serait terrible, car on a plusiers centaines de metres (même plus d'un milier) de chute. Mais nous nous approchons dejà a nôtre bout: quelques derniers efforts et on sera arrivés!

A 12h30 nous arrivons enfin au sommet du Mont Blanc, nous sommes maintenant dans le toit de l'Europe. 4.808m!!!

La vue est tres jolie. Au fond on voit Chamonix, et plus loin la Suïsse. D'ici toutes les montagnes nous semblent trop baisses, et on peut seulement distinguer celles qui sont vraiment hautes: le Cervin, le Grand Paradiso, la Dent des Ecrins... En France les massifs des Bauges, des Aravis, les Aiguilles Rouges, etc, nous semblent simplement trop petites!!
Au même moment que on arrive au sommet 2 helicoptéres se promenent a quelques metres de nous. Sans doute avec des clients qui ont payé trés cher pour faire un aller-retour jusqu'au Mont Blanc, mais qui n'auront pas la chance d'y mettre ses pieds...

La vue vers l'Est: la Suïsse et la continuation des Alpes s'extendent plus loin que l'horizon.
La temperature est de -9ºC, mais même avec la doudoune on commence a avoir froid car le vent est implacable. On fait quelques photos en on commence a descendre.


La route finale vue depuis le Col du Dôme. Un peut plus bas que l'abri Vaillot on peut voir trés bien la paroi de glace qui nous a causé tellement de problemes ce matin.

La descente du Dome du Goûter, en faisant attention aux crevasses et aux séracs.

Enfin au refuge du Goûter, on est bien fatigués... Les russes ont parti dormir au refuge de Tête Rousse. La partie livre est beaucoup plus petite que celle-ci, on decide alors de passer la nuit ici, plus tranquils.

Jour 4. Refuge du Goûter (3.817m) - Bionassay (1.440m). -2.377m.

Ce nuit le vent a été incroyable. On a passé une nuit mauvaise car on ne savait pas si on pourrait sortir d'ici, a cause du vent et a cause de quelque mal du pieds. En plus ce soir le gaz s'est presque fini et nous est impossible de fondre assez de neige pour faire de l'eau. Ce matin on devra partager un litre d'eau et un petit termos d'infusion entre nous trois. On s'equippe avec le maximum de vetements pour descendre (dans la paroi a l'ombre) jusqu'au refuge de Tête Rousse, ou une deuxieme charge de gaz et quelque manger que nous avions laissé en reserve nous attendent.

On descent accrochés a la ligne de vie, en faisant trés attention aux rafales de vent.



La traverse delicate du Grand Couloir. Il est trop dangereux de croiser encordé, on croise alors l'un a l'un.

Enfin partant de la Tête Rousse, un peu plus alimentés et avec un peut plus d'eau...

Le vent commence a être terrible.





En arrivant au Nid d'Aigle. On s'a debarassé dejà de la doudoune, des crampons, de la corde... et nos sacs commencent a être lourds!!

Pas mal de neige a fondu pendant ces 2 jours que on a passé en haut. La vallée de Bionassay (a gauche) est dejà verte.

On marche a coté de la voie ferré.

L'arrêt de Bellevue.

La vue arrière nous, avec les nuages et le vent qui cachent le Goûter.

Enfin au parking de Bionnassay, l'aventure est terminée!!!

Nous celebrons notre pétite conquête dans un excellente pizzeria a Flumet, en route vers Chambéry.

2 comentaris:

  1. Felicitats per aquesta magnífica ascensió!

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  2. Que cracks!!! Avui m'he enrecordat del teu blog i ja esperava veure una llarga llista de reportatges d'alpinisme a la francesa. Quin fenomeno Xavi! M'has posat les dents ben llargues perquè aqui la neu està molt justeta i tu estas xalant de neu i glaç espectacularment. Quin nevadón vau tenir al desembre! Joder als Alps hi ha molt bones arestes, corredors de neus, glaceres i picatxos esmolats. Com aprofites i gaudeixes del erasmus mamón! climberasmus, millor oi?
    Algún dia jo també em patejaré les ecrins, el montblanc i el montrosa si cal XD Quel chance tu as! Salut mendilazee!

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